* *
* *
jeudi 11 avril

Expatriation

Travailler aux PB
Qui sommes-nous ?
Lettre d'information
Pour vous abonner à notre lettre d'information, écrivez votre Nom (ou pseudo),
votre E-mail,
Recopier le code et cliquez sur
'S'abonner' !
S'abonner
Se désabonner
Captcha
Recopier le code :
Petites annonces
À savoir

En renseignant la boîte ci-dessous, vous ne devenez pas membre de Fdm-ADFE mais membre du site, ce qui vous permet de publier des nouvellesde réagir aux articles et de recevoir notre lettre d'information mensuelle.

Archives

Recherche



Actualités - Cancun: les ratés d'un processus desséché

Les ratés d'un processus desséché

Le 29 novembre, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique de Cancún s’ouvrira sur un constat d'échec total des politiques de lutte contre le réchauffement global. Et rien n'en sortira d'autre que des déclarations de bonnes intentions.

Avant l'ouverture du Sommet de Cancún, des habitants du Nouveau Mexique ont manifesté avec des tentes bleues dans l'ancien lit de la rivière Santa Fe, pratiquement asséchée

Le diagnostic est sans appel : les gaz à effet de serre continuent d’augmenter et ont atteint en 2009 des niveaux record, selon les derniers chiffres publiés par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ; l’objectif visant à limiter l’augmentation moyenne de la température du globe à 2 °C dans ce siècle ne pourra pas être atteint. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’inaction des gouvernements va coûter 1 000 milliards de dollars aux Etats d’ici à 2030 pour faire face aux conséquences des changements climatiques. L’AIE, à qui l’on reproche souvent d’être trop complaisante à l’égard des grands lobbies et de trompeter un optimisme sur commande, se montre pour une fois lucide : la perspective d’une stabilisation du climat s’éloigne ; la sécurité énergétique continuera de se détériorer.

Les mécanismes imaginés à Kyoto pour stabiliser le climat et assurer une transition vers des énergies propres et à faible teneur en carbone tournent de fait à la capitulation. Les mesures imaginées par les Etats ne sont pas contraignantes et ont été le plus souvent ignorées. Le système des quotas d’émissions mis en place sous l’égide de l’ONU et alloués sur le principe de la gratuité n’ont pas permis de donner un vrai prix au carbone. Les nouveaux pays émergents bénéficient de transferts financiers, mais tout montre qu’ils ont été dévoyés et alimentent un vaste réseau de corruption. L’espoir d’une entrée en scène des Etats-Unis qui, à raison, exigeaient des contrôles neutres et vérifiés dans la fixation des objectifs, est mort avec le retour aux affaires des républicains. La Chine, qui a elle aussi largement contribué à l’échec de Copenhague, poursuit son double jeu. Elle investit certes dans les énergies propres mais maintient en parallèle des objectifs de croissance fondés sur un recours tout aussi massif au charbon. Depuis deux ans, elle importe en très grandes quantités du charbon américain et australien, tout en subventionnant de manière détournée son industrie verte, usant d’un levier économique qui lui assurera dans vingt ans un leadership quasi certain dans les énergies renouvelables. En Europe, l’Allemagne s’interroge : à quoi bon poursuivre seule une politique volontariste alors que les autres s’en détournent ? A quoi bon maintenir des tarifs de rachat des énergies propres élevés si les retombées industrielles ne profitent qu’à la Chine ? L’Espagne et l’Italie n’ont plus d’argent. La France, qui s’est livrée à une vaste réflexion dans le cadre du Grenelle de l’environnement, ne tient une fois de plus pas ses promesses. Et ne songe en réalité qu’à exporter sa filière nucléaire qui vacille. Quant à la Suisse, elle se hâte lentement et bricole, mais sans trop y croire.

La crise économique aggrave les choses. Les pays continuent de subventionner massivement les énergies sales et financent à doses homéopathiques les filières dites propres. Pour se donner bonne conscience, les gouvernements désignent à l’opinion de faux coupables qui font les grands titres. On s’en prend à la spéculation sur les matières premières qui exacerberait les prix alors même que des études et la théorie économique prouvent que le jeu de la spéculation influence très marginalement les prix des biens physiques. Les “forces obscures des marchés”, pour paraphraser le président Sarkozy et sa rhétorique néomarxiste, ne sont pas celles que l’on proclame dans les discours mais bien les symptômes d’une distorsion fondamentale dans la formation des prix qui permettrait au système économique d’anticiper à temps le renchérissement prévisible des énergies fossiles.

En réalité, c’est à l’OMC et non à l’ONU que les Etats devraient confier la régulation des marchés de l’énergie. Car tant que les Etats pourront continuer à subventionner les énergies fossiles, à baisser artificiellement le coût de revient des filières propres pour gagner des parts de marché à l’exportation, aucun accord durable sur le climat ne sera possible. Les industriels sont prêts à investir dans de nouvelles technologies à faible teneur en carbone. Ils ne s’y lanceront pas tant qu’ils auront l’intime conviction que les lois sur la propriété et l’environnement ne sont pas universelles, admises et protégées par un gendarme impartial. L’OMC est la seule organisation crédible, le rare forum mondial où le poids des Etats est relatif et échappe (encore) au duel auquel se livrent les grandes puissances économiques. La volonté politique est louable mais si impuissante qu’elle en devient inaudible. C’est le droit commercial qui permettra de sortir de l’impasse, de fixer des règles.
publié le 26.11.2010


Date de création : 29/11/2010 - 09:19
Dernière modification : 29/11/2010 - 09:28
Catégorie : Actualités
Page lue 1598 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Nos RDVs

Samedi 1 juin

30anslogo.jpg
s'inscrire avant le 26 mai
resactivites@gmail.com


1ère commission locale des bourses
mardi 28 mai
Calendrier

Semaine n° 21

Agenda des 3 prochains jours


Aucun évènement

Nos publications
Vie démocratique
Vivre aux Pays-Bas
Connexion...
 
Liste des membres Membres : 97

Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


  Membre en ligne :
  Anonymes en ligne : 2

Total visites Total visites: 372452  
^ Haut ^