L’internat « résidents » du lycée Bernard-Palissy d’Agen accueille exclusivement des enfants d’expatriés. Ces derniers y bénéficient d’un encadrement tout au long de l’année y compris pendant les weekends et les vacances scolaires. Cet internat a vu le jour en 1980 et compte aujourd’hui 33 résidents. Les élèves jouissent d’un suivi personnalisé ; un CPE a en charge spécifiquement les internes résidents. Si le lycée Bernard-Palissy offre un enseignement de qualité, il permet aussi aux jeunes internes de gagner en maturité et en indépendance.
Le label LabelFrancEducation vient d’être créé ; il sera accordé à des établissements scolaires étrangers comprenant des sections bilingues francophones qui proposent des enseignements francophones de grande qualité.
L’instruction et le suivi des demandes de labellisation sont confiés à l’Agence française pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). La décision revient au ministre des Affaires étrangères, après consultation d’une commission créée à cet effet. La labellisation permettra de valoriser cet enseignement francophone à l’étranger et contribuera à attirer vers ce type d’enseignement des établissements étrangers en recherche d’excellence.
Le message de rentrée de la directrice de l’AEFE, positif et orienté vers l’avenir, n’évoque pas les défis auxquels l’AEFE est confrontée.
1. le maintien de la subvention d’État (programme185) au même niveau, 420 M€, de 2011 à 2013 alors que ses charges augmentent (GVT – pensions civiles – immobilier) ; 2. le plafond d’emploi qui lui est imposé et qui freine toute évolution du réseau ; 3. le plafonnement de l’ISVL qui ne permet pas de suivre l’évolution du coût de la vie dans certains pays et risque de rendre de plus en plus difficile le recrutement de résidents ; 4. l’interdiction qui lui est faite d’emprunter au delà d’un an ce qui complique les opérations immobilières alors même que la responsabilité des immeubles des EGD lui est dévolue et que le remboursement des emprunts est gagé sur les frais de scolarité. Ce sont les familles qui assument la charge de l’immobilier ; 5. l’insuffisance de la subvention du programme 151 (aide à la scolarité) en regard de l’augmentation des besoins.
Les frais de scolarité ne peuvent que continuer d’augmenter en raison des charges que l’AEFE est contrainte à transférer sur les établissements au nom de l’obligation d’autofinancement qui lui est faite.
Nous partageons l’opinion, maintes fois reprise par les ministres des Affaires étrangères qui se sont succédés, reprise aussi dans les rapports sur le réseau, selon laquelle le réseau des établissements français à l’étranger apporte une contribution majeure au rayonnement de la France, encore faudrait-il que ces déclarations soient suivies des moyens correspondant à cette ambition !
Michèle Bloch le 31/08/2011
Date de création : 26/01/2008 - 11:59
Dernière modification : 20/05/2012 - 13:39
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