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Actualité

france5_fr.jpgDi-Antalvic : un retrait dans la douleur - par DCC/C dans l\'air/France 5 le 05/03/2011 - 23:04

Di-Antalvic :
un retrait dans la douleur

Le Di-Antalvic, antidouleur contenant du dextropropoxyphène, prescrit chaque année à 8 millions de Français, a été retiré du marché le 1er mars 2011. Une décision qui fait débat chez les médecins et soulève la question de la prise en charge de la douleur en France. 


Commercialisé depuis une quarantaine d’années en France, le Di-Antalvic, contenant du dextropropoxyphène (DXT), comme le Propofan et leurs génériques ont officiellement disparu, ce mardi 1er mars 2011, des rayons des pharmacies.

Très populaire dans l’Hexagone, ces médicaments opiacés étaient jusqu’alors prescrits chaque année à quelques 8 millions de patients pour soigner les douleurs articulaires, dentaires, postopératoires, mais aussi celles de dos ou les maux de tête. Avec 70 millions de boîtes vendues (soit 10 par jour en moyenne par pharmacie), la France représentait d’ailleurs "95 % de la consommation européenne", selon l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Suite à la publication de différentes études, ainsi qu’à un débat très intense et une préconisation de l’Agence européenne du médicament (EMEA), l’Afssaps avait jugé leur bénéfice insuffisant face au risque. En juin 2009, l’agence annonçait ainsi le retrait progressif du marché de ces antalgiques.

L’Agence européenne du médicament avait principalement fondé sa décision sur le risque de surdosages mortels, surtout constatés en Angleterre et en Suède. En Grande-Bretagne, ce médicament a ainsi été à l’origine de 300 à 400 décès par an, du fait de surdosages - assez souvent volontaires -, durant sa délivrance.

Voir < i c i > la vidéo de l'émission du 2 mars 2011


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